En 1790, les travaux de construction d'un nouveau théâtre (remplaçant le San Benedetto) débutent, dans le quartier de San Marco, sur le petit camp San Fantin.  Il s'appellera "la Fenice(le phœnix), par allusion à l'incendie qui à détruit le théâtre de la société propriétaire, et des démêles juridiques qu'elle dût traverser.  En 1792, la première représentation a lieu. On donne "I giochi di Agrigento(les jeux d'Agrigente), opéra de Giovanni Paisiello, livret d'Alessandro Pepoli. Le théâtre acquiert une grande renomme, accueillant les créations de Rossini, Bellini, sans oublier les représentations de Donizetti.Mais, en 1832, il prend feu et est détruit. Mais le théâtre assume sa destinée et son nom. Il est de nouveau reconstruit, en 1837, par Giambattista et Tommaso Meduna, décoration de Tranquillo Orsi.Dés 1844, Verdi y crée Hernani, que suivit régulièrement Attila, Rigoletto, La Traviata et Simon Boccanegra. La Première Guerre mondiale interrompue ses activités.La Fenice, célèbre théâtre d'art lyrique de Venise détruit par un incendie criminel en janvier 1996, renaît de ses cendres avec une Traviata de Verdi mise en scène par Robert Carsen.ùù L'oeuvre mythique que Giuseppe Verdi recréa précisément dans ce théâtre vénitien, en 1853, à partir de la dame aux camélias de Dumas Fils, est aujourd'hui remontée et transposée à notre époque par le metteur en scène canadien Robert Carsen.ùù C'est la soprano italienne Patrizia Ciofi qui interprète le rôle de la courtisane Violetta Valery, accompagnée par l'orchestre de Lorin Maazel.ùFrance Musiques et Arte retransmettront en direct depuis la Fenicejeudi 18 novembre à 19 h 00, cette nouvelle Traviata qui a déjà conquis les Italiens lors de la première donnée le 12 novembre devant une salle comble et en présence de nombreuses personnalités. Le bâtiment de la Fenice a nécessité huit années de travaux et englouti 60 millions d'euros pour être reconstruit dans toute sa splendeur rococo à l'identique du théâtre d'origine. Il est comme le phénix (fenice, en italien) qui renaît toujours de ses cendres, ayant en effet déjà été détruit par les flammes une première fois en 1773 (il s'appelait alors théâtre San Benedetto.) avant d'être reconstruit et inauguré officiellement en 1792, puis de subir un second incendie en 1846. Malgré ces viscissitudes, la Fenice fût au long des siècles l'un des principaux lieux de création et de représentation d'opéra, consacrant entre autres les oeuvres classiques de Verdi, Donizetti, Rossini,  ou plus contemporaines de Stravinsky, Britten, Prokofiev

 

 

Opéra italien

Les différentes influences musicales qui se sont accumulées au fil du temps en Italie, des différents peuples qui se sont succédés, ont conduit à la fin du XVIe siècle à l'invention du mélodrame, l’expression la plus parfaite de civilisation musicale que l'Italie ait jamais produit.

Le théâtre italien en musique naît à Florence, en 1600, à la cour des Médicis. L'Eurydice, de Jacopo Peri, est représentée au Palais Pitti, à l'occasion des noces de Marie de Médicis avec Henri IV. Mais le spectacle est réservé à quelques courtisans, il est lié à un événement extraordinaire et possible grâce au mécénat du Prince : après la représentation, l'œuvre est vite oubliée. Ce n'est que plus tard, en 1637 à Venise, dont naît vraiment le théâtre d'opéra. Pour amortir les frais, qui étaient très élevés, le spectacle devait être présenté au public un grand nombre de fois : c'était possible, car le fait d'aller au théâtre devient vite une mode ; de plus, l’opéra s'inscrit dans l’industrie de l'amusement à l'occasion du Carnaval. Les librettistes et les compositeurs de l'époque tirent leurs sujets de la mythologie classique, mais les poèmes de chevalerie de l’Ariosto et du Tasse fournissent également une quantité d'inspirations, parmi lesquelles les sujets érotiques du monde Virginien et homérique occupent une bonne place. “Tout dans le monde n'est que farce”, c'est ce qui est écrit dans le Falstaff de Giuseppe Verdi, qui a été composé en 1893 sur un livret d'Arrigo Boito. Dans le monde de l'opéra également, tout n'est qu'l exagération,, peut-être farce aussi ; d’ailleurs, l’opéra lyrique a été défini comme un genre littéraire, dans lequel si un personnage est poignardé dans le dos, il ne tombe pas par terre, mais se met à chanter à pleine voix.

Parmi les compositeurs italiens d'opéras, des noms célèbres sont ceux de Rossini, Donizetti, Bellini, Puccini et Verdi, qui ont su exprimer les sentiments et les angoisses de la société italienne de l'époque. Et c'est surtout à travers l'opéra que ces sentiments étaient exprimés : la déception qui était apparue en Italie après l’Unité, par exemple, a été magnifiquement décrite dans le Don Carlos de Verdi, mieux que dans un autre genre littéraire.

Et la figure féminine resplendit vraiment de tempérament dans l'opéra. Une femme vraie, dramatique est la Lucie de Lamermoor de Donizetti ; et de femmes vraies, l'opéra italien est riche : Violetta, Tosca, Santuzza, l’Amélie du Bal masqué, la Gilda du Rigoletto. Dans le pays 

Des cent villes, les théâtres d'opéra sont tout aussi nombreux, presque toujours des splendides architectures qui datent du dix-huitième ou du dix-neuvième siècle, et douze sont les grands théâtres reconnus ; les plus renommés sont La Scala de Milan, le Petruzzelli de Bari et La Fenice de Venise. Un grand interprète comme Ricardo Muti a mûri ces dernières années une lecture très originale et très émouvante, notamment en ce qui concerne le répertoire de Verdi.

En ce qui concerne le chant, les noms les plus célèbres de l'opéra vont de Luciano Pavarotti à Mirella Freni, à Renata Scotto ; actuellement, se fait jour aussi dans la carrière internationale les voix de Barbara Frittoli, Sonia Ganassi et Michele Pertusi.

La Fenice Venezia
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Comment nous rejoindre

Bon à savoir ! Si vous avez beaucoup de bagages : sur les quatre cents ponts et plus que compte Venise, il vous suffira d'en traverser seulement un pour rejoindre l'Hôtel Mercurio depuis l'arrêt San Marco-Vallaresso du vaporetto ACTV ligne 1 ou 2.

En avion
Depuis l'aéroport de Venise Marco Polo (VCE), prenez un vaporetto Alilaguna qui s'arrête à Saint-Marc. Vous pouvez également emprunter le bus-navette de la ligne ATVO en direction de Piazzale Roma (terminal des voitures de Venise). De là, continuez avec le vaporetto ACTV ligne 1 ou 2, puis descendez après environ 30 minutes de trajet à l'arrêt Vallaresso. Poursuivez à pied dans Calle Vallaresso. Continuez tout droit dans la Frezzeria, au bout de la rue, tournez à gauche. Près du théâtre La Fenice, vous trouverez l'hôtel après le premier pont.
Depuis l'aéroport de Trévise Antonio Canova (TSF) : prenez le bus-navette de la ligne ATVO en direction de Venise  Piazzale Roma. Ensuite, suivez les indications du paragraphe « En avion ».

En train
Depuis l'arrêt se trouvant devant la gare ferroviaire Santa Lucia de Venise, prenez le vaporetto ACTV ligne 1 ou 2 en direction de Saint-Marc, puis descendez après environ 30 minutes de trajet à l'arrêt Vallaresso. Ensuite, suivez les indications du paragraphe « En avion ».

En voiture
Depuis les autoroutes A4 Milan-Venise et A27 Belluno-Venise, suivez les panneaux en direction de Venise. Garez votre voiture dans l'un des parkings du Tronchetto (à droite, immédiatement après le pont della Libertà qui permet d'accéder à Venise) ou au terminal des voitures de Piazzale Roma. De là, prenez le vaporetto ACTV ligne 1 ou 2 en direction de Saint-Marc, puis descendez à l'arrêt Vallaresso. Ensuite, suivez les indications du paragraphe « En avion ».

En taxi fluvial
Grâce au point d'embarquement se trouvant à proximité immédiate de l'hôtel, il est très facile de le rejoindre directement par taxi fluvial, que ce soit de la gare comme de l'aéroport de Venise.